Dans l'atelier : comment on coule un Firkin
Du moule au fermoir, ce qui se passe avant qu'un cabas jelly n'arrive jusqu'à vous.
25 juin 2026 · Lecture 6 min

Dessiné à Paris, moulé au Portugal : deux étapes séparent une idée de silhouette d'un sac fini. Voici ce qui se passe entre les deux.
Le moulage, pas la couture
Un sac en cuir s'assemble à partir de pièces découpées et cousues. Un Firkin, lui, naît d'un seul moule : la matière liquide est coulée, chauffée, puis refroidie jusqu'à prendre sa forme définitive — poignées comprises. Pas de couture, donc pas de point faible à cet endroit précis.

La matière : PVC premium ou silicone
Selon la finition, nous travaillons un PVC premium (givré, croco, glossy à pois) ou un silicone souple (finition mate). Les deux sont certifiés sans BPA ni phtalates. Pour les coloris, le pigment est intégré directement dans la matière avant coulage — c'est ce qui permet une couleur uniforme jusqu'au cœur de l'objet, et non une simple couche de surface qui finirait par s'user.
Le fermoir, seule pièce rapportée
Le fermoir tournant et la clochette signature sont les deux seules pièces métalliques du sac, fixées après le démoulage. Nous les avons choisis en métal plein plutôt qu'en plastique chromé — c'est ce qui donne ce bruit sec caractéristique à la fermeture, et une longévité que les finitions plaquées n'offrent pas.
Le contrôle qualité
Chaque sac est inspecté à la sortie du moule : épaisseur de matière, alignement du motif embossé pour les finitions croco, solidité de la fixation du fermoir. Un sac qui présente une bulle d'air ou une irrégularité de teinte ne quitte jamais l'atelier.
Le résultat de ce process, c'est un objet qui n'a besoin d'aucun geste d'entretien complexe pour rester impeccable — parce que la qualité est coulée dans la matière dès le départ, pas ajoutée après coup.


